Annie Moniqui apprend à la dure
 Londres, 30 juillet 2012 (Sportcom) – À sa première participation aux Jeux olympiques, l’haltérophile québécoise Annie Moniqui a terminé au 17e échelon sur les 19 compétitrices en action chez les moins de 58 kg, lundi, à Londres. L’athlète de Saint-Hyacinthe a soulevé une charge totale de 190 kilos après ses passages sur la plate-forme. « Je visais beaucoup plus, a affirmé Moniqui. Je voulais battre mon meilleur total à vie qui est de 201 kilos. Ça n’a pas fonctionné, sauf qu’au moins, j’ai un total et c’est-ce qui est important. » C'est la Chinoise Xueying Li qui a remporté l'or en soulevant un combiné de 246 kilos, laissant ainsi sa marque dans le livre des records olympiques. Li a réussi une barre de 108 kilos à l'arraché et 138 kilos à l'épaulé-jeté. La Thaïlandaise Pimsiri Sirikaew a ravi la médaille d'argent grâce à 236 kilos (100 kilos à l'arraché et 136 kilos à l'épaulé-jeté) tandis que l'Ukrainienne Yuliya Kalina est montée sur la troisième marche du podium après avoir soulevé 106 kilos à l'arraché et 129 kilos à l'épaulé-jeté pour un total de 235 kilos. Moniqui a tenté de soulever 85 kilos à son premier essai à l'arraché. L'haltérophile de 22 ans a dû toutefois se reprendre à sa deuxième présence sur la plate-forme pour réussir cette charge. À son troisième essai, elle n’a pas été en mesure de lever la barre de 88 kilos. « Je me suis bien reprise. Le deuxième essai était facile et au troisième, j’ai fait une erreur. Mon record est de 89 kg, alors c’est normal de faire des erreurs lorsque l’on s’approche de notre marque personnelle », a-t-elle noté. Moniqui ne l’a pas eu facile à l’épaulé-jeté. Elle n’a pas réussi ses deux premiers essais à 105 kilos pour finalement y parvenir à sa tentative ultime. « À mes deux premières barres à l’épaulé-jeté, je pensais encore à mon arraché manqué plus tôt. Quand je manque un essai, je suis fâchée contre moi-même. » « Mon dernier essai, il ne fallait pas que je le manque, a-t-elle poursuivi. Dans ma tête, j’ai pensé à mon entraîneur qui me regardait avec ma famille à St-Hyacinthe et il m’aurait chicanée », a ajouté l’haltérophile en riant. Si sa famille n’était pas présente à Londres, elle n’a pas manqué d’encouragements puisque la foule réunie pour les épreuves d'haltérophilie au Centre ExCel, dans le Parc olympique, s’est fait très bruyante tout le long de la compétition. « Je n’ai jamais levé dans un endroit où il y avait autant de monde. Ça aide beaucoup! » Combattre la nervosité Annie Moniqui se décrit elle-même comme une athlète nerveuse. « Je suis malade à toutes les compétitions, même si ça fait 11 ans que j’en fait. C’est un stress qui est bon pour moi et une fois sur la plate-forme, j’ai des œillères. » Sa nervosité lui a toutefois joué un mauvais tour à l’épaulé-jeté où elle a raté ses deux premiers essais à 105 kios. « C’était une barre facile. Je n’ai même pas essayé et j’ai mal réagi. J’ai eu de la difficulté avec ma préparation mentale avant d’arriver aux Jeux, contrairement aux Championnats canadiens où elle était excellente. En arrivant ici, on dirait que j’avais peur de décevoir les gens. » Une chose est certaine, Moniqui a de l’expérience en banque en vue des Jeux olympiques de Rio de Janeiro. « Je ne peux pas dire que mes erreurs de préparation ne seront plus là puisque je demeure une athlète nerveuse, mais je serai mieux outillée et je vais savoir à quoi m'attendre », a-t-elle conclu. Marie-Ève Beauchemin-Nadeau (-69 kg) sera l’autre Québécoise à surveiller en haltérophilie aux Jeux olympiques de Londres. L’athlète de Candiac sera en action mercredi. -30- Rédaction : Mathieu Laberge et Émilie Bouchard Labonté |